Moi, Pascal Dusapin, compositeur contemporain
par Jlf-MusiComposer le 03/09/2010 à 9h52
Je me présente : je m’appelle Pascal Dusapin. Je suis compositeur depuis l'âge de 18 ans. Un journaliste du Monde dans un interview d’avril 2009 a écrit : “on dit qu'il est le plus connu et le plus joué en France et à l'étranger après Henri Dutilleux“. Le "on" était un peu téléphoné, je l'avoue, mais c’était nécessaire. Je plaidais alors la cause de l'autodidacte, du "bon sauvage" de la musique contemporaine que je prétendais être. Ce dernier week-end, j'ai pris la plume moi-même, toujours dans le Monde pour renouveler ce portrait. J'aime bien ce journal, il est très lu par mes commanditaires. J'ai besoin de publicité pour vivre, on va bientôt jouer ma musique à Pleyel- hélas avec celle de Dutilleux et Ravel - il me faut donc faire un peu de teasing, attirer les foules. Le thème de mon article était tout choisi en ce mois de septembre qui se veut le mois de la musique contemporaine. Je l'ai intitulé "Musiques sans frontières", au pluriel, par référence à la "WordMusic". Oui, j'aime les anglicismes, on me reproche d'ailleurs d'en avoir émaillé mon article... mais ne suis-je pas un artiste international ? J'ai quand même sous-titré l'article "Au-delà des étiquettes et des chapelles, le paysage musical contemporain est une nébuleuse passionnante et mondiale", histoire d'être bien compris. Car l'article fait une pleine page du journal, mais si vous avez lu le titre et le sous-titre, inutile -entre nous- de lire le reste : j'ai laïussé un maximum, mon contrat de pigiste prévoyant une page entière. Ah non, pardon ! Lisez aussi la présentation que le journal a faite de moi, avec ma photo, car elle renouvelle le portrait par trop misérabiliste de mon interview de l'année dernière. Jugez-en tout de suite, d'ailleurs, car vous ne trouverez pas ces lignes dans les archives du Monde.fr :
Le Guggenheim de Bilbao, chef d'oeuvre de l'architecture contemporaine
par Jlf-MusiComposer le 28/08/2010 à 1h07
Le Musée Guggenheim de Bilbao de l'architecte américain Frank O. Gehry est en lui même un chef d'?uvre de l'architecture contemporaine, indépendamment des collections permanentes ou temporaires qu'il offre à ses visiteurs. Photographe invétéré, j'ai été subjugué cet été, lors de...
Nicolas Poussin : une peinture entre deux mondes
par Rinaldi le 20/08/2010 à 1h08
Nicolas Poussin, Eliezer et Rebecca, 1648, Paris, Musée du Louvre Cette œuvre célèbre de Poussin est une commande du marchand lyonnais Nicolas Pointel qui avait demandé au peintre un tableau représentant de belles figures féminines. Poussin choisit cet épisode de l’Ancien Testamant où le serviteur d’Isaac, Eliezer, propose à Rebecca d’épouser son maître et lui offre des bijoux en gage de la parole de celui-ci, parce qu’elle seule vient de lui proposer à boire. La scène, se déroulant comme une frise sculptée à l’antique, permet surtout au peintre de décrire les différentes réactions des jeunes femmes entourant Rebecca autour du puits, tout en leur faisant adopter des poses avantageuses qui mettent en valeur leur plastique, sous de chastes drapés à l’antique. Il réalise ainsi le souhait de son commanditaire et se permet également de livrer une authentique étude psychologique de l’âme humaine, uniquement par le jeu des regards et la subtilité des expressions dépeintes. Nicolas Poussin (1594-1665) : un normand devenu le « dieu de la peinture » Etrange destinée que celle de ce peintre, né au hameau de Villers, près des Andelys, en Normandie et que rien de destinait par sa naissance à devenir ce « dieu de la peinture » selon l’expression d’André Félibien (1619-1695), ami du peintre et premier grand historien d’art français qui lui consacra un volume complet de ses Entretiens (Entretien VIII, 1685), première grande somme de l’histoire de l’art en France. Destin d’autant plus étrange que Poussin échappe à tous les critères habituellement applicables aux grands noms de la peinture. Il ne suscite en effet nul engouement de la part du grand public qui le boude, le jugeant pontifiant et ennuyeux, et son œuvre rebute quiconque serait en quête d’images spectaculaires et de sensations fortes, à l’instar d’un Caravage ou d’un Rembrandt, autres célébrités de la peinture du XVIIe siècle.
Nicola Poussin : une peinture entre deux mondes
par Jlf-MusiComposer le 20/08/2010 à 0h49
Nicolas Poussin, Eliezer et Rebecca, 1648, Paris, Musée du Louvre Cette œuvre célèbre de Poussin est une commande du marchand lyonnais Nicolas Pointel qui avait demandé au peintre un tableau représentant de belles figures féminines. Poussin choisit cet épisode de l’Ancien Testamant où le serviteur d’Isaac, Eliezer, propose à Rebecca d’épouser son maître et lui offre des bijoux en gage de la parole de celui-ci, parce qu’elle seule vient de lui proposer à boire. La scène, se déroulant comme une frise sculptée à l’antique, permet surtout au peintre de décrire les différentes réactions des jeunes femmes entourant Rebecca autour du puits, tout en leur faisant adopter des poses avantageuses qui mettent en valeur leur plastique, sous de chastes drapés à l’antique. Il réalise ainsi le souhait de son commanditaire et se permet également de livrer une authentique étude psychologique de l’âme humaine, uniquement par le jeu des regards et la subtilité des expressions dépeintes. Nicolas Poussin (1594-1665) : un normand devenu le « dieu de la peinture » Etrange destinée que celle de ce peintre, né au hameau de Villers, près des Andelys, en Normandie et que rien de destinait par sa naissance à devenir ce « dieu de la peinture » selon l’expression d’André Félibien (1619-1695), ami du peintre et premier grand historien d’art français qui lui consacra un volume complet de ses Entretiens (Entretien VIII, 1685), première grande somme de l’histoire de l’art en France. Destin d’autant plus étrange que Poussin échappe à tous les critères habituellement applicables aux grands noms de la peinture. Il ne suscite en effet nul engouement de la part du grand public qui le boude, le jugeant pontifiant et ennuyeux, et son œuvre rebute quiconque serait en quête d’images spectaculaires et de sensations fortes, à l’instar d’un Caravage ou d’un Rembrandt, autres célébrités de la peinture du XVIIe siècle.
Concert de Sacha Menny, demain 19 aout 2010, Théâtre de l'Hopital Bretonneau à Paris (18e)
par Jlf-MusiComposer le 18/08/2010 à 20h47
Sacha Menny, Compositeur Associé de Musicomposer.fr nous communique : Bonjour à toutes et à tous Voici une petite piqure de rappel pour le concert que je donne demain, Jeudi 19 Août, à 15h, à l'hopital Bretonneau à Paris, 23 rue Joseph de Maistre, 75018 Paris (Métro Guy Moquet de la ligne 13) Cliquez sur ce lien pour voir l'affiche du concert et écouter un extrait. Je vous joins aussi le programme en pièce jointe. Je jouerai exclusivement mes compositions pour piano. Pour information, au départ ce concert est programmé pour les résidents et les patients de l'hôpital Bretonneau mais l'entrée est libre pour tout le monde.
Qui a dit que...
par Jlf-MusiComposer le 11/08/2010 à 23h05
Nouvelle collaboration entre le Conservatoire de Paris et la Juilliard School. Grâce au soutien généreux de la Fondation Carla Bruni Sarkozy, le Conservatoire pourra désormais organiser des échanges avec la prestigieuse école de musique à New York, Premier échange : septembre 2010...
Jeudi 12/08/2010, un Zygel à ne pas manquer
par Jlf-MusiComposer le 10/08/2010 à 6h27
Jean-François Zygel nous gate avec sa prochaine émission estivale de la "La boite à musique", autour du thème "classique et jazz". En effet, parmi ses invités, on notera un artiste célèbre que l'on voit trop rarement en France et encore moins à la télévision, Jean-Yves Thibaudet. Ce "french pianist" qui a maintenant 48 ans s'est fait un nom aux Etats Unis. Il a notamment réalisé l'année dernière, je crois, un enregistrement remarqué du Concerto en fa, de Gershwin, dans sa version originale avec jazz-band. Et puis Nathalie Stutzmann, LA contralto (allez l'écouter sur son site). Mais aussi les inévitables "peoples"...
En vélo sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle
par Jlf-MusiComposer le 09/08/2010 à 22h38
Belle histoire que celle de ce pèlerin cycliste pris en photo le 30 juin dernier à son arrivée à Saint Jacques de Compostelle. Parti de son domicile à Caen le 15 juin; il a bouclé son périple jusqu'à Santiago en 15 jours, à raison d'une étape de 120 à 130 kilomètres chaque jour. A 71 ans, il avouait être content d'être arrivé, mais, ajoutait-il,"je m'en suis vu ...!
La boite à Musique 2010 de Jean-François Zygel
par Jlf-MusiComposer le 09/08/2010 à 22h38
Hier soir sur la 2e chaine de télévision, le Sieur Jean-François Zygel revenait avec sa Boite à musique pour la 5e année consécutive, et la première fois de la saison.. Ce magazine musical a réuni 582.000 téléspectateurs, soit 6.9% de la part d'audience. L'année dernière, la première de la saison avait réuni 450.000 téléspectateurs, et avait atteint 900.000 personnes lors de la dernière de la saison. En sera t-il de même cette année? Voici deux réactions, l'une d'une téléspectatrice, l'autre d'un téléspectateur, contrastées comme on pourra le constater:
Giuseppe PENONE - À l'origine était le souffle
par Rinaldi le 09/08/2010 à 22h38
Rovesciare i propri occhi (« retourner ses propres yeux »), 1970. Dans cet autoportrait de ses débuts à Arte Povera, Penone se photographie portant des verres de contact miroitants et réfléchissant la lumière qui recouvrent l’iris et la pupille. Rendu ainsi physiquement aveugle par cet pellicule de verre, l’artiste dépasse les contingences de la réalité visuelle extérieure pour mieux retrouver une forme de regard intériorisé qui se veut forcément plus authentique, en même temps qu’il affirme que le regard qu’un artiste porte sur le monde est comme un miroir, exacerbé par sa sensibilité, du monde lui-même. Cette dialectique du regard alterné entre l’artiste et le monde n’est pas nouvelle et se rencontre dans bon nombre d’autoportraits célèbres dont celui, fameux, de Nicolas Poussin et daté de 1650, conservé au Louvre, qui fascina tant les artistes et les philosophes du XXe siècle. Il est probable que Giuseppe Penone s’en est souvenu lorsqu’il conçut cette photographie, transposant le contenu discrètement allégorique du tableau de Poussin au niveau de la surface « miroitante » de ses propres yeux.
Florentine Mulsant : portrait d'un compositeur
par Jlf-MusiComposer le 09/08/2010 à 22h38
Florentine Mulsant est compositeur(*), membre du jury de notre concours de Composition de MusiCommposer. Elle me reçoit le 14 juin dernier dans sa maison de ville aux murs blancs, une maison qui s'étage joliment sur le coteau du Mont Valérien avec de grandes baies s'ouvrant plein sud sur une vue imprenable de Paris. La Tour Effel s'invite, au loin. Je l'écoute. Elle se raconte, calme, sérieuse, précise, très attentive et contrôlée. Puis tout à coup elle éclate de rire. Je la prends en photo. Une heure et demie d'un entretien dense, dont je sortirai pourtant avec l'impression d'être passé à coté de plein de choses. Peur d'être indiscret? Ma musique? Elle est très française, caractérisée par la couleur du son, le timbre, le choix des instruments, dans la lignée des Ravel, Dutilleux, Messiaen.
Jean Guillou n'est pas content : Il a reçu la Légion d'honneur !
par Jlf-MusiComposer le 20/07/2010 à 19h08
A 80 ans, le célèbre organiste et compositeur français Jean Guillou s'est vu offrir la Légion d'honneur lors de la promotion du 14 juillet dernier. Il proteste : il n'en veut pas. Il ne veut pas la recevoir d'un gouvernement français qui ne fait rien, bien au contraire, pour la musique classique et qui a attendu ses 80 ans pour reconnaitre ses talents. Toute les détails ci-après, dans ce billet de Marie-Aude Roux (édition du journal Le Monde daté du 21 juillet 2010) intitulé : Pas de rosette pour le " prophète des orgues "












Lire tous les avis (0) / Poster votre avis